COMPTE-RENDU DE LA PARTICIPATION DE L’ACADÉMIE MARQUISIENNE AU SALON DU LIVRE DE TAHITI - (15_18/10/2026)
Du 15 au 18 octobre 2026, l’Académie marquisienne a participé au Salon du Livre de Tahiti 2026 à l’invitation de la SEO (Société des Études Océaniennes) qui avait offert de partager gracieusement son stand.
Membres présents : Antoinette Vaekehu Duchek, Liliù Teikiteetini, Toti Ehuupoko Teikiehuupoko, Julien Tumuehitu Tamarii, Gabriel Teikitekahioho, Jacques Iakopo Pelleau.
DÉROULEMENT DE L’ÉVÈNEMENT
*- Le mercredi 14 octobre à partir de 13h, les académiciens se présentent sur le site du Salon à Toàta et entreprennent l’installation de leur stand sous le chapiteau de la SEO dont l’Académie est l’invitée. Ils se donnent rendez-vous sur place pour le lendemain jeudi 15 octobre, jour d’ouverture du Salon.
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*- Du 15 au matin jusqu’au 18 au soir, de 7h30 à 18h, les académiciens sont présents à tour de rôle sur leur stand où ils échangent avec les visiteurs et vendent les ouvrages exposés.
ACCUEIL DE PERSONNALITÉS




*- Ils accueillent de nombreuses personnalités dont Moetai Brotherson, président du gouvernement du Pays, le Haut-Commissaire en Polynésie française, Alexandre Rochatte, et son épouse, Jacques Vernaudon, professeur de linguistique à l’UPF, Michel Bailleul, historien, Guillaume Molle, archéologue, professeur à l’UPF, Edgar Tetahiotupa, anthropologue, le journaliste-écrivain Walles Kotra, les Miss Henua ènata, et bien d’autres amis ou amoureux de la langue et de la culture marquisiennes.
AUTRES ACTIVITÉS
*- Le vendredi 16 octobre 2026, les académiciens prennent la parole lors de la discussion consécutive à la présentation d’Edgar Tetahiotupa sur le thème de « Matari’i i ni’à, Matari’i i raro » ; ils exposent les différences existant entre la vision marquisienne de l’évènement et la vision tahitienne, découlant des différences géographiques et climatiques entre les deux archipels concernés distants de 1400km.

*- Le samedi 17 octobre 2026 sous la « Pagode 2 », de 9h30 à 10h15, les académiciens présentent au public leurs missions et leurs activités sous la forme d’un diaporama retraçant l’historique de l’Académie ; à cette séance, étaient présents, entre autres, le journaliste-écrivain Walles Kotra et l’historien Michel Bailleul.

*- Le dimanche 18 octobre 2026 de 14h45 à 16h00, aux côtés de nombreux autres invités et d’un large public, Toti Ehuupoko Teikiehuupoko participe au débat de clôture du Salon sur le thème du Renouveau Culturel dans le Pacifique ; il y expose sa préférence pour le terme de « Réveil » plutôt que celui de « Renouveau » expliquant que, après des décennies d’accablement colonial « culturicide », les Marquisiens s’étaient finalement réveillés en 1977 à l’annonce prochaine faite par le jeune gouvernement autonome tahitien d’imposer l’enseignement et la pratique du reo tahiti dans toutes les écoles de la Polynésie française. Ce funeste projet avait alors provoqué une prise de conscience menant à la création de l’association culturelle « Motu Haka » qui s’était immédiatement chargée de propager ce réveil à toute la population des îles Marquises, pour finalement aboutir à la création du « Matavaa o te Henua ènana » qui a vu le jour à Ùa Pou en 1987 et s’est répété régulièrement tous les deux ou quatre ans jusqu’à aujourd’hui.

Au terme du débat, les académiciens retournent à leur stand afin de faire le point sur les ouvrages vendus ou donnés, de classer ceux devant être présentés à la vente lors du prochain salon des Marquises débutant le 22 octobre, et ceux devant être confiés à la SEO pour une prochaine mise en vente à Odyssée.
Au total, 85 ouvrages ont été vendus au prix de 1000 francs l’unité, et 15 ont été offerts ; tous les exemplaires gratuits de « Mou Pona Tekao » ont été distribués.
Les académiciens quittent le Salon à 17h le dimanche 18 octobre 2026.
L’Académie marquisienne remercie chaleureusement pour leur accueil les membres de la SEO et tout particulièrement Madame Vāhi Sylvia Tuheiava-Richaud, maître de conférences honoraire de l’Université de la Polynésie française, présidente de la SEO (Société des Études Océaniennes) à Tahiti, et coordinatrice du mensuel bilingue Tahitien-Français de l’Église Protestante Māòhi en Polynésie française.
